Le poème Caravane de Marylène AMAT

 

CARAVANE

Sous le soleil brûlant la caravane s’étire,

On l’ ‘a emmenée ce matin.
Elle ne sait où elle va.

Dans l’ ‘antre du fort,

Le doux murmure d’une fontaine berce son âme.

Des femmes s’emparent d’elle,

La plongent dans une eau fraîche

Parfumée de pétales de roses.

Puis, des mains expertes la sèchent,

Enduisent son corps d’une huile au parfum de jasmin.

Ces mains provoquent en elle

Des sensations étranges.

S’attardant sur ses courbes,

Descendant sur ses cuisses,

Parfumant son jardin.

Où la conduit-on ?

Allongée sur des coussins moëlleux,

Des mains douces et fermes

caressent son corps,

En étudient chaque parcelle.

Des vagues étranges la parcourent.

Elle se tend, se cabre et s’offre,

Elle ne sait à quoi mais le fait avec délice.
C’est soudain comme une déferlante,

Que sent-elle, en elle, de si doux, de si chaud ?

Elle s’envole, perd conscience, en veut encore.

Elle s’accroche, griffe et mord,

Caresse, embrasse et donne.

Pour, dans un dernier sursaut,

Épuisée et repue,

Se noyer et se fondre dans un océan de plaisir

Emera

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Caravane, un Poème de Marylène AMAT

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