J’ai choisi de dire « dessiner » au pastel et non pas « peindre » au pastel car je considère que le pastel est avant tout du dessin en couleur.

Ceci implique, de mon point de vue, qu’il faille d’abord savoir dessiner et faire un « bon » dessin (je n’ai pas dit « beau ») pour faire du pastel.

Au-delà du dessin il y a bien sûr la dimension qu’impose la peinture, c’est à dire la maitrise de la couleur et toutes les théories qui y sont associées. Le pastel, bien qu’inférieur à d’autres techniques pour le maniement et le mélange des couleurs,  permet d’obtenir rapidement un tableau très lumineux dont voici un exemple  fait en quelques heures à partir d’un assortiment étendu de bâtons de couleurs (environ 120), on peut cependant le faire avec un assortiment plus réduit d’une quarantaine de bâtons de couleurs si on accepte d’y consacrer plus de temps à sa réalisation:

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Paysage de Provence

On peut donc, grâce au pastel, comparé à d’autres techniques, obtenir rapidement un tableau.

Le pastel est fragile dans sa conservation et sa protection, mais personnellement je ne le fixe pas afin de lui conserver son pouvoir lumineux.

J’ai remarqué que fixer le pastel, même avec les fixatifs  qui lui sont soit disant appropriés, ternit les couleurs. Je ne l’accepte que pour les repentis, c’est à dire lorsqu’on veut revenir sur une partie du tableau qui présente des imperfections ou lorsque le papier est saturé de couleurs à force de mélanges.

Je vous engage à utiliser cette technique, relativement facile, même à titre d’ébauche  pour faire ensuite des tableaux plus élaborés. On peut y accéder sans gros investissement, une boîte d’une cinquantaine de bâtonnets de couleurs vous coûtera environ 20 € , y ajouter quelques feuilles de papier Canson , ma préférence va au papier couleur qu’on choisira en fonction du motif.

Vos commentaires et expériences personnelles sont les bienvenus.

Dessiner au pastel

5 pesnées sur “Dessiner au pastel

  • 18 janvier 2011 à 18 h 44 min
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    Je suis, moi aussi, passionné de dessin, mais je ne pratique pas le pastel (je suis plutôt « encre de Chine »). Je trouve donc ton article très instructif. J’espère que tu feras figurer dans cette rubrique d’autres preuves de ton talent!

  • 18 janvier 2011 à 19 h 09 min
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    Merci Emile.
    J’espère que d’autres passionnés feront part de leur expérience, mais plus que les preuves de mon « talent » comme tu dis, c’est surtout ma vision des techniques ou la façon d’aborder un sujet qui me parait le plus important et, grâce à ce site, d’avoir le point de vue des lecteurs.
    J’ai dans ma besace d’autres articles en prévision, mais le temps me manque car, comme tu le sais, je suis encore très absorbé par la mise en place de ce site Internet.

  • 2 avril 2011 à 10 h 47 min
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    Une « Berthelotine » me demande :
    « je voulais savoir si on pouvait dessiner sur toile de coton (comme pour l’acrylique) et si oui, quelle est la méthode pour protéger cette toile? « .
    Voici ma réponse:
    La toile coton sur châssis comprend trop d’aspérités et ne se prête pas à la technique du pastel sec pour trois raisons:
    1) le grain rugueux et espacé n’accroche pas bien la couleur, laisse trop d’intervalle et donc du blanc sur le motif,
    2) alors qu’un pastel en général doit être uniforme et représenter des couleurs fondues entre elles,
    3) il est difficile de fondre et de mélanger les couleurs sur ce type de support.
    Les meilleurs supports pour le pastel sont:
    – Les supports papiers de couleur, type Canson 160 à 200 grammes, ils ont ma préférence (le choix de la couleur du papier dépendant du motif et de l’effet recherché). Utiliser de préférence le côté le plus lisse pour mieux estomper ou fondre les couleurs entre elles,
    – Le papier velours qui parait-il accroche bien la couleur et se prête bien au mélange,
    – Le papier abrasif type papier d’émeri fin qui accroche bien la couleur(je ne l’ai pas essayé),
    – Le papier blanc type papier pour gravure. Il est recommandé dans ce cas de finir le travail avec des crayons pastel pour combler les espaces laissés blancs et obtenir l’homogénéité voulue. Je l’ai utilisé pour des natures mortes de plus petits formats, il est très agréable à travailler et donne un résultat très lumineux.
    Quant à la protection une seule règle:
    Protéger son pastel avec un verre qui ne doit jamais être en contact avec le pastel. Ne surtout pas remplacer le verre par du plexiglas qui, par effet électrostatique, attirerait les particules de couleur.
    Personnellement, à l’inverse du fusain, je ne fixe jamais le pastel. J’ai trouvé que le fixatif rend les couleurs plus ternes et à long terme peut endommager l’œuvre par l’apport d’humidité.
    Un pastel doit toujours être maintenu dans un lieu sec, d’où la nécessité d’un bon encadrement.
    Pour illustrer ces propos voici le même pastel encadré.

  • 12 août 2016 à 10 h 15 min
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    Je suis  » tombée  » dans le Pastel, il y a maintenant quelques années, sans trop savoir comment et surtout sans connaître la technique.
    J’ai appris  » sur le tas « , comme on dit, et j’adore.
    J’affectionne particulièrement les portraits et le Pastel permet de rendre un regard vivant, la douceur d’un visage, l’expression d’un sourire. L’estompe module les couleurs et offre un fondu ombre et lumière exceptionnel.

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